FRA4-facebook-27052019 : Chablais, mon amour Au sommet de Praz Vechin, Jerem et moi attendons patiemment la mise en place des conditions en effectuant quelques petits réglages. Après notre petite marche d'approche, rappelant notre Airtour 2

Chablais, mon amour

 

Au sommet de Praz Vechin, Jerem et moi attendons patiemment la mise en place des conditions en effectuant quelques petits réglages. Après notre petite marche d'approche, rappelant notre Airtour 2016, nous savourons le simple fait d'être posés là, sur notre rampe de départ à vue panoramique.

Juste après 10h, les deux premiers cumulus clignotent sur les Aravis. Il est l'heure...

Le thermique nous cueille, notre décollage parfaitement placé dans les douces effluves du matin. Il nous ouvre les Aravis.

Le cheminement est généreux, les faces délaissant le manteau neigeux abonde de brise et nous jouons du barreau sur ce terrain de jeu si familier, si beau.

 

Mais nous devons bientôt les quitter, traversant au-dessus de la vallée de l'Arve, direction la face est des Carroz.

Le raccrochage se fait sous une petite tension. Le nord-ouest coule dans la face est trop peu imposante pour être protégée. Mais en se cachant bien, le thermique finit par sortir de manière tordue mais exploitable.

Les cumulus de Morillon ne donnent rien, et nous pardon un peu bas vers la Bourgeoise. Une sortie en deux temps, et nous voilà bien placé pour attaquer le Chablais !

 

C'est toute la masse d'air s'élève sur les Hauts Forts. Le Chablais sait parfois accueillir, et nous gratifie d'un plafond 400m plus haut que dans les Aravis. Confortablement calés à 2800m, nous filons directement sur le Mont de Grange, laissant Avoriaz loin sous nos sellettes.

Comme souvent, le secteur est compliqué sur ce phare au milieu des contournements de brises. Jerem me nargue d'un peu plus haut tandis que nous nous enfonçons dans la combe est sous le vent des brises de vallée. Ca décoffre un peu, puis le flux finit par rentrer dans cette combe où un missile nous envoie valser au nuage.

Les Cornettes de Bise sont en vue... Il n'est pas encore 13h.

 

Il y a quelques choses qui m'attirent dans le nom de certaines montagnes. Ces noms me donnent envie d'aller les visiter. Une sorte de petite fascination difficile à expliquer. Souvent une belle montagne a un nom attractif. Les Cornettes de Bise en font partie.

Alors qu'en face nord l'air plus humide du bassin lémanique enveloppe le sommet d'un petit cumulus, nous montons dans la face sud, dans l'air plus sec du massif. Et ce produit ce genre de moment hors du temps, à monter en surfant le nuage, dans un thermique de coton, contemplant le Léman, La Suisse, et notre route de venue. Nous embrassons d'un regard, sous nos petits parapentes, tant merveilleuses choses. Un peu sonnés, un peu plus heureux, un peu euphoriques, nous reprenons notre petit voyage, laissant les Cornettes tranquillement posés là où les Alpes s'effondrent dans le bleu du lac.

 

Les sommets bordants la grande vallée de Montreux, entre Abondance et Chatel, sont très généreux. Malheureusement le verrou de Martigny est infesté de nuages bas et nous ferme la route de Verbier, notre plan initial. Mais Jerem m'invite à regarder le ciel au sud. Il est incroyable. Essayons d'aller voir Belledonne.

 

Le retour du Chablais est une formalité. Le domaine des Portes du soleil est pavé de cumulus. Nous laissons le Criou à bâbord, puis la tête des Saix à tribord, pour rejoindre Flaine où un bon +8 s'échappe de la face sud. La vue sur Platé et Mont-Blanc est magnifique.

N'ayant pas envie de faire l'autoroute des Aravis puis des Bauges, nous préférons aller dans le Beaufortain. Varan, d'une incroyable douceur aujourd'hui, nous en ouvre les portes, après de grands éclats de rire tellement les conditions nous semblent irréelles.

 

Malgré tout, nous connaissons un petit moment plus difficile dans le grand entonnoir à brise sous le Mont Joly et la concentration et de nouveau de mise. Nous travaillons de concert dans les appuis fuyants. Il y a peu de gens avec qui il est possible de voler ainsi: Jerem en fait partie, comme Genovese, Page, ou Clem. Il faut le même niveau, une connaissance des comportements de l'autre. Mais quand ça marche, le rendement est génial.

Le Beaufortain est confluant, mais les noyaux sont difficiles à cerner à cause d'une tendance ouest marquée que nous commençons à toucher.

Mais à 2900 aux Saisies, tout devient facile pour rejoindre le Mirantin, puis le secteur du Grand Arc. L'autoroute.

 

Comme d'habitude, la vallée des huiles est pourrie mais cela devient routinier même si j'en suis toujours étonné. Nous forçons les appuis, jusqu'à retrouver Val Pelouse où la Perrière nous permet de retrouver le confort du plafond. Il est 18h30. Nous sommes à 50 kilomètres de notre bouclage. La raison voudrait que nous fassions demi-tour. Mais ces cumulus sur les Plagnes et Fond de France sont encore si beaux... Je craque et emmène Jerem aux Plagnes, au-dessus d'Allevard. Les thermiques commencent tout de même à être plus poussifs...

Jerem me dépose dans le thermique et lance le retour, me rappelant à la raison. C'est vrai que si ça boucle, cela fera déjà 240 kms m'indique le GPS, ce qui n'est déjà pas mal sachant que nous n'avons pas chercher à vraiment jouer la course contre la montre.

 

Le retour se fait par le même parcours qu'à l'aller. 20h, sous notre dernier nuage. La lumière est quasi mystique. Voilà maintenant dix heures que nous nous baladons sous nos incroyables machines. Dans un sac de moins de dix kilos, nous déployons rêves et vues impérissables. Qui aujourd'hui peut se targuer de vivre ce que nous vivons sous ces petits condensés technologiques de tissus ? Bercé comme un gamin rêveur dans le Stay Up, emmené par cette incroyable Zeolite (je pèse mes mots).

Le soleil termine sont office et nous rejoignons les ténèbres de la vallée. Mes pieds touchent le sol. Je sens cet instant de vacuité au contact du sol. Comme si, là et maintenant, tout pouvait arriver et qu'il n'y aurait aucune forme d'importance à cela. Comme si tout ce qui devait se passer venait de se passer, là haut, sous les nuages. Une certaine forme de bonheur. Avant de refaire le vol à grands coups d'éclats de rire avec l'ami Jerem...

 

Lager Jérémie

Westfalia France

Neo Fly & Ride

OZONE Paragliders

Mountain Hardwear

Chamois Volants

Gear Store

Keep track of your all adventures with our cool equipment!

GS 2019 Callout Salewa
GS 2019 Callout Suunto
GS 2019 Callout GoPro
GS 2019 Callout Flymaster
GS 2019 Callout AdventureMenu
GS 2019 Callout Recco
GS 2019 Callout Powertraveller
GS 2019 Callout Gloryfy

Follow us

Newsletter Sign up

Never miss the latest news!

Sign up to our Red Bull X-Alps newsletter and stay updated daily on news, invitations and offers about sports, events and products from Red Bull and its affiliated companies. Don’t worry, if you change your mind, you can unsubscribe at any time, free of charge.

newsletter paraglider